Débat sur le forum : « Wa Hudumzi », « Warumizi », Wahuladji, quel mot traduit le mieux « consommateurs »?

Traduire un mot, un concept n’est pas aisé, comme l’atteste le débat encours dans  le forum où spécialistes et non spécialistes discutent de la traduction de « consommateurs »

Mwanaesha

« Mgu naridjayilie rifunge tsumu ya hairi, ya iɓaɗa na mikatre mindji. Ngamdrengo eshwaɓaha shinu nilalike eshama shaho wa huɗumzi (association des consommateurs), wadje ha windji harumwa emadjaɗiɗiliano yahe tsumu ho CNDRS hayina mfumtsanu. Na tsiɗundzu pvanu eɓarnamadji.”

Chamanga

« Ɓe nisifikiri amba harimwa lidjumba la CNDRS, ilazimu imionano ini ya mfumotsanu ike harimwa umwaha womdzima, mauri ɗe ihali yaka hale. Isike amba ɗe umwezi wa tsumu tu. Harimwa upandre wangina, natsopvendza mwananyangu Moinaecha aneledze fetre fetre imaâna ya likalima la « hudumzi« . »

Mchangama

« Miutafsiri consommateurs  ha warumizi (mrumizi, mdrumizi).  Engamuambao ? »

Mwanaesha

« Hama  nɗe heeli wudjuwao harumwa ye APLC ezehazi zindji raka wufanya, ɓaânda huhashirisha owakazi harumwa omhimu wa urumia eshikomori, rika ufanya hazi ya utrunga makalima yatsio harumwa eshikomori (néologie).  Yiyo nɗe yatsonga natrunga elekalima la wahuɗumzi (consommateurs), wakati yikao ngasina elekalima uhuɗumu (organiser une manifestation, servir un repas), et wahuɗumu (les serveurs, qui organisent le service de table lors d’une invitation). Yiyo nɗe mana nadjiamɓia huka wahuɗumziwao wandru wadjihuɗumuo (qui consomment). Yedjukumu ya hangu (cela n’engage que moi). »

Chamanga

« Marahaɓa mengi (pvwa warongoao : marahaɓa nyengi) Mwanaesha.
Tsaka naelelewa fetre fetre ipvo wakatsampua i »wa » na i »huɗumzi » wazangiha ha makalima maili (wa + huɗumzi).

Harimwa zizo, nisifikiri amba likalima lilo kalisendrelea fetre na likalima la shizungu la « consommateur ». Lilo latekelezewa na uraisi watru Said Mshangama, (mrumizi pl. warumizi) lilingana zaidi na la shizungu, japvokana ifasiri yayo  « utilisateur ».

Ntrongo ntsotekelezao pvani, ɗe huka amba hutrunga kalima, tsi ntrongo nyangu. Maâna, ya handra, ilazimu wantru wadiriki fetre fetre imaâna ya likalima la shidjeni ha udjimlifu walo ; ya pvili ilazimu wantru waremana zinyonga (au yamagora), wafikiri, walolee ata washindre wapare kalima likao la kariɓu zaidi na likalima la shidjeni. Pvapvo, risona amba iyo tsi hazi ya mntru umoja. Iyo hazi ya « Akademi » yalazimu ihentsiwa…

Dahari, wami urenga umfano wa likalima likao leo, lo urumilwa na watrangazazi pia, ne ɗe likalima la « matalazuzi » (commentaire). Nisiomba Mngu amba meso wantru kawatsotrunga tsena kalima mauri ɗe lilo, maâna kalapvingana ata hata hata na shiKomori, harimwa mpangiho (structure) wala ziswauti. Tsi ɓasi tu, ɓe rahimotunda, risipara amba mara nyengi, likalima lilo urumilwa ha maâna ya « explications ». Ɓasi ntrongo intrini watrangazazi wawo kawasirumia kamwe tu likalima la « maelezo » au « maeledzo » ? … »

Amroine.

« Pour intervenir dans ce débat, je vais utiliser le français étant donné le caractère technique du sujet. Comme il est très clairement apparu ici, la création de mots n’est pas l’affaire d’une personne. Et comme cela a également été mentionné, l’APLC (Association pour la Promotion de la Langue Comorienne) avait entrepris de mener des investigations dans ce domaine. Malheureusement, depuis de longues années, cette organisation ne fonctionne plus. Une dernière tentative de relance de l’APLC a eu lieu cela fait maintenant trois ou quatre ans, avec la mise en place d’un nouveau bureau, mais cela n’a rien changé.

Il reste que la langue comorienne est en train d’évoluer et, cela a aussi été dit, ses locuteurs se trouveront les solutions qui leur sembleront les plus appropriées, en termes de création de mots, en attendant cette activité soit organisée, de manière formelle (académie) ou non formelle (association). Il y a cet exemple de « matalazuzi ». Mais d’autres termes sont à la mode, comme « huɓasaua » dont il serait très difficile de connaître la vraie signification, tellement il est mélangé à toutes les sauces. Quant à la proposition (pour le moment je la considère comme telle) « mhudumzi / wahudumzi », qui devrait signifier « consommateur(s) » :

–          La thèse de Moinaécha est la suivante : « ngasina elekalima uhuɗumu (organiser une manifestation, servir un repas), et wahuɗumu (les serveurs, qui organisent le service de table lors d’une invitation). Yiyo nɗe mana nadjiamɓia huka wahuɗumzi wao wandru wadjihuɗumuo (qui consomment) ». Autrement dit, celui qui organise les services de table et qui sert le repas serait le « consommateur », ce qui ne me semble pas du tout approprié, le vrai « consommateur », dans ce contexte, étant le « mangeur ».

–          La contreproposition de Chamanga est celle-ci : « (mrumizi pl. warumizi) lilingana zaidi na la shizungu, japvokana ifasiri yayo  « utilisateur » ».

Mais, comme cela est bien mentionné, le terme est rapproché à « consommateur » de la langue française, qui signifierait plutôt « utilisateur ». il s’agirait donc ici du « consommateur » usager, dont l’intérêt devrait être recherché du côté du mode d’emploi, ou quelque chose de ce genre. Mais la préoccupation de notre « consommateur » ici est beaucoup plus liée au porte-monnaie, ce qui nous rapprocherait plutôt du terme, en un peu trop cru, « acheteur » = « mhuladji / mnunuzi ».

Quoi qu’il en soit, cette situation montre encore une fois la nécessité que le domaine de la gestion de la langue soit organisé et géré. En attendant que cela formalisé, des échanges sérieux, de ce type, peuvent permettre de trouver des solutions et d’avancer. Cela implique aussi qu’un minimum de démarche soit convenu pour orienter les réflexions et prendre les décisions, lorsqu’il convient de le faire. »

Masséande Chami- Allaoui

« Je félicite les promoteurs de ce site car ils nous permettent de suivre certains débats très intéressants pour « tout consommateur » quelque soit « le produit ». J’ai suivi les échanges entre mes deux collègues Moinaécha et Chamanga et  soumets  au « groupe » mon point de vue.

Les propositions de traduction du terme  « consommateur » devrait à mon humble avis ( je ne suis pas linguiste)se référer au contexte historique dans lequel ce terme a été utilisé dans son acception actuelle . Nous ne pouvons pas proposer une traduction sans tenir compte de ce contexte post- industriel et industriel notamment de l’Occident ( une autre mondialisation?). Si on se réfère à ce contexte la traduction devrait se rapprocher de termes comoriens qui expriment les rapports entre marchand, marchandise/acheteur ou entre producteur / produit/ client, etc.

Ces mots existent ou peuvent être crées en tenant compte de ces nouvelles pratiques, qui certes transforment nos modes de vie mais qui n’ont toutefois pas gommé des rapports très anciens entre celui qui produit et celui qui consomme, celui qui vent et celui qui achète, celui qui sert et celui qui consomme ( mais est- ce la bonne référence pour le cas qui nous intéresse?)…

Sûrement il existe « les mots pour le dire »,  dans les parlers comoriens ou les  autres langues apparentées(ou qui ont servi de source pour l’enrichissement de notre langue). « Consommer » dans les  sociétés est objet d’études pour beaucoup de chercheurs ( voir la revue en ligne ci- dessous). Ces réflexions (et d’autres et surtout en premier lieu, celles des usagers du shikomor ) qui inscrivent dans ces différents contextes le terme « consommateur »(historique, anthropologique…), peuvent peut- être nous guider dans les propositions de traduction d’un terme compris par toutes les sociétés humaines, car au fondement des premiers désirs de l’humain. »

Chamanga

« Je partage les points de vue d’Amroine et de Masséande. Mais je voudrais d’abord apporter une petite mise au point. Le terme de « mrumizi » a été proposé par notre Président Said Mchangama. Dans mon message, j’avais écrit que ce terme serait plus proche du mot français « consommateur » que celui de « mhuɗumzi« . J’ai également précisé qu’il supporte plutôt le sens du mot « utilisateur ». Ce qui ne convient pas tout à fait à ce que nous recherchons.

La proposition de Masséande d’abord, puis d’Amroine, qui se base sur le terme « acheteur » / « client » me semble plus proche de la réalité, même si, là encore, cela me paraît un peu restrictif. Ceci dit, et en attendant mieux, je retiendrai le terme de « mnunuzi » pl. « wanunuzi » plutôt que « mhuladji » : le suffixe nominal d’agent « –adji » relève plus de « swahilisme » qu’autre chose ». Pourquoi chercher ailleurs ce que nous avons dans notre langue ? Nous avons à notre disposition ce suffixe -zi (mlozimcuzimɓahazazimbasuzimlimizimshonezi, etc), utilisons-le le plus possible…

Le suffixe -adji vient du swahili et est introduit dans la langue comorienne par les expatriés comoriens en Afrique de l’Est. Sa popularisation date des années 70, avec la révolution soilihiste. Il faut également savoir que, même en swahili, ce suffixe -adji vient du turc et n’apparaît que dans quelques mots…

Enfin, comme je l’ai souvent dit et comme l’a également souligné Amroine, la recherche de néologie ne peut être l’œuvre d’une seule personne : les linguistes n’ont pas de réponse à tout… Ils peuvent donner leur point de vue sur tel ou tel choix, s’il répond bien ou ne répond pas à la structure sonore et/ou morphologique de la langue. »

Mihidjay
« Moi, Personnellement , j’aimerais bien plus d’éclaircissements sur le mot »consommateur »?
Comorien d’origine, je suis convaincu que notre langue doit être respectée, compréhensible, facile à prononcer ou facile à adaptée par la langue. J’espère qu’un jour grâce à vos efforts (APLC), les documents officiels seront écrits en langues comorienne. Mais les « Consommateurs » ???
Partant de l’idée de Mme Moinaecha, « Consommateurs = Serveurs  alors que   « les serveurs ne consomment pas », néanmoins ce sont deux actions différentes. Consommer vient après avoir  servi.
Prenons l’exemple : » ni hudumliyé yé tsumu  » , « ngasi pvunu ngari hudumuwu yé mashuhuli yahé moina ».  Est ce que ces deux exemples ont une connotation de « CONSOMMER »?
Si les sages de  l’APLC se sont mis d’accord que le sens de « Consommateurs »  se rapprocherait plutot du terme « Utilisateurs »(mrumizi) , Je pense que Le président Mchangama n’a pas eu tord non?
La seule chose que l’on puisse imaginer est la difficulté de la prononciation de ce mot « wahuɗumzi » pour nous les campagnards, sa sera trop dure , par contre plus facile pour les capitalistes. Tant dis que, (mrumizi)  sa sera facile pour tout le monde !!!!!! Jusqu’à preuve du contraire ! »

Mchangama

« J’espère que les articles de lois ci-dessous, de différents pays, portant sur la définition du « consommateur » vous amèneront à plus d’indulgence à l’égard de mon usage de « mrumizi/ warumizi ». Je n’ai pas trouvé mieux.

Le consommateur n’est pas défini prioritairement comme acheteur/payeur  ni « mangeur » de produits alimentaires. Dans la plupart des pays, un bébé est consommateur de son lait, de ses couches, de son biberon, de sa poussette et même de sa crèche. Il ne peut certes pas de lui même porter plainte si un produits lui porte préjudice. Ses parents et/où une personne morale peuvent le faire.

Depuis la résolution des Nations Unies du 9 avril 1985, la sécurité  du consommateur (de l’usager) vient toujours en tête des lois et conventions qui protègent le consommateur dans le monde. Le produit ou service ne doit pas  porter atteinte à la santé et à la sécurité. Le bord de la tasse de thé ne doit pas  être tranchant au risque de couper les lèvres, le système de freinage du véhicule doit respecter les normes de freinage sur route mouillée, le pourcentage de sucres dans tel breuvage ne doit pas dépasser la réglementation…Le consommateur éveillé pousse à l’adoption de normes, au respect de la réglementation, à l’éducation et à la formation professionnelle et continue. Il exige des produits et services répondants à l’usage souhaité à un prix raisonnable.

Rappelons que si  le 15 mars 1962 est commémoré mondialement comme « date de naissance » du consommateur,  c’est le jour du fameux discours au Congrès du Président Kennedy où il a insisté sur  la nécessité de défendre le consommateur que nous  sommes tous. Mais il y avait surtout et depuis 1958 le combat de Ralph Nader, dont la popularité a atteint des sommets avec la publication en 1965 du livre « Unsafe at any Speed » (dangereux quelle que soit la vitesse) qui dénonçait le peu de sécurité des voitures américaines et principalement la  Chevrolet Corvair. C’était pour l’Amérique profonde un sacrilège. A une époque où l’industrie automobile américaine régnait en maître, où les voitures japonaises et allemandes n’avaient pas conquis ou séduit le monde, Ralph Nader mettait en cause le symbole du bien-être américain en privilégiant la sécurité du consommateur/usager.

« Usager » se retrouve aussi dans des langues germaniques : forbruger (Danois) Verbraucher (Allemand). Nous  sommes usagers des transports, de nos meubles, de l’avion, de services publics, des ustensiles de  cuisine…

Un journaliste a un jour  traduit consommateur par walizi (hula) dans un débat sur les produits carnés. Un autre wahuladji (uhula). On a vu qu’on peut être consommateur sans acheter. L’écolier est consommateur de son « goûter », de ses livres, comme le grand malade hospitalisé et indigent consomme des médicaments et des services de soin.

J’espère que ces informations aideront les linguistes à trouver et s’entendre sur le bon mot. Je joins une présentation de la FCC que j’ai faite à un atelier de la CNUCED. Outre les définitions de « consommateur » de lois de différents pays, s’y trouve la charte du consommateur qui reprend la résolution des Nations Unies de 85. Je ne l’ai pas corrigée ni rééditée depuis. Ce sera un travail d’assemblée générale. Des responsables s’en servent pour présenter la FCC aux nouveaux membres. Dans la diapo 11 à gauche, vous verrez en zoomant le/la célèbre djoho « Nike à gauche.  La photo a suscité beaucoup de débats  dans  ce forum, dans la presse  et les  réseaux  sociaux sur l’évolution de notre artisanat et les normes de qualité et …ce qu’obtient le consommateur pour le prix pharaonique d’un djoho.

Article 6  – projet d’acte unique sur la consommation OHADA

Consommateur : la personne physique qui se procure, reçoit ou utilise un produit ou un service principalement pour son usage personnel, familial ou domestique.

Art.2-  loi cadre des consommateurs Cameroun

Au sens de la présente loi et des textes d’application, les définitions suivantes sont admises :

-Consommateur toute personne qui utilise les produits pour satisfaire ses propres besoins et ceux des personnes à sa charge non pour les revendre, transformer ou les utiliser dans le cadre de sa profession, ou toute personne qui bénéficie des prestations de service ;

Article 1er : loi portant protection du consommateur Benin

Le consommateur de biens et services est la personne physique ou morale qui achète ou offre d’acheter des biens ou services pour des raisons autres que la revente, ou qui bénéficie en tant qu’utilisatrice finale d’un droit personnel ou réel sur des biens ou services quelle que soit la nature publique ou privée, individuelle ou collective, des personnes ayant produit, facilité la fourniture ou la transmission de ce droit..

Pour le sens commun, le consommateur est une notion large :

Elle désigne généralement l’ensemble des actes réalisés par une personne privée à propos d’un bien ou d’un service depuis son achat jusqu’à son utilisation ultime. Et ce, en vue de satisfaire au mieux ses besoins tout au long de la durée normale prévue d’utilisation. Elle recouvre indistinctement différents rôles : acheteur, approvisionneur, utilisateur, usager, bénéficiaire, payeur (http://fr.wikipedia.org/wiki/Consommateur) »

FCC Présentation au séminaire UNCTAD – CNUCED

Fikri

« Très bel effort didactique. Merci M le président! »

Ben Ahmed :

« Ne faudrait-il pas faire la distinction entre un client qui achète des biens matériels et qu’il peut garder avec lui comme étant une propriété privée, même temporairement et,  un usager de services comme par exemple, celui qui utilise le transport en commun?  Au Québec, le mot usager est utilisé pour désigner celui qui utilise un service public; vous renter dans un hôpital pour un scan, vous êtes donc un usager car, rien ne vos appartient mais une fois hospitalisé, vous êtes un patient pour ne pas dire un client car le lit qui vous est assigné vous revient aussi longtemps que vous êtes alité. Lorsque vous achetez un ticket pour renter dans un théâtre, vous n’êtes pas un usager mais un client parce que vous avez acheté un numéro de fauteuil et celui-ci vous appartient jusqu’à la fin du spectacle. Mais en fin de compte tous ces gens là ne sont-ils pas des consommateurs? Y-a-t-il en comorien des termes pour nuancer ces deux concepts? »

Mwanaesha

« Ha soontsi, Insh’Allah ! En fait je voulais ici m’excuser d’avoir engager ce débat sur l’équivalent du mot consommateur en shikomori d’une façon, j’avoue très fortuite, ignorant que l’association des consommateurs avait déjà choisi un terme, proposé par le président.

En fait, comme l’ont dit Chamanga et Amroine, la néologie n’est pas l’affaire d’un individu ou des seuls linguistes, et j’ajoute que moi-même ce n’est pas ma spécialité (je fais plutôt de la description et un peu de socio-linguistique).

Et c’est vrai aussi qu’à chaque fois que nous voudrions avancer dans l’utilisation du shikomori, nous nous heurterons à ce problème épineux de la traduction des termes techniques dans notre langue. Cet exercice nous le faisions au sein de  l’APLC à la demande de certains services de l’Etat, comme la météo au moment des cyclones, comme le planning familial, pour ne citer que ceux-là. Mais c’est vrai la tâche n’est pas aisée. C’est pour cela qu’en 2007 nous militions pour que les institutions étatiques en charge de l’aménagement linguistique soient mises en place. Mais je suis tombée malade en 2008 et malheureusement toutes les activités de sensibilisation se sont arrêtées, et c’est vraiment dommage. Je vous transmets ci-joint le rapport CILDA, élaboré par une mission d’étude sollicitée par le CNDRS, quand Masseande Allaoui Chami était directrice. Nous considérons au CNDRS que les préoccupations exprimées dans ce document sont toujours d’actualités.

Et pour ceux qui ne connaissent pas l’APLC, ils pourront lire ci-joints quelques uns de leurs produits. Vous verrez aussi ci-joint un projet de note en conseil, proposé par l’APLC au ministre de l’éducation nationale, en 2007, et qui n’a jamais été introduite en conseil des ministres. »

Madjuwani Hasani

« habari? ngamfikiri ukaya ikaulazimu ridunge ye fikira yahe emwananyasi Ben ahmed yautenguwa bayina ya « mrumizi » (harumawa efasiri ya « usager ») na « comsomateur » (harumwa ye fasiri ya uhula mbahindru yitso « service »). namna yaukaya « mnunuzi » yirumishihe harumawa yefasiri yapvili yinu.
Bomgwahipvendza yapvo ngamrongowo hotsini moutunduzi wahe owataalamu wahe luha. »

Chamanga

« Tu n’as pas à t’excuser d’avoir engagé ce débat. Bien au contraire, tu devrais être fière. Le débat qui s’en est suivi me paraît très intéressant.
Ceci dit, mon inscription dans ce forum date d’à peine six mois. Je ne sais donc pas si la FCC a déjà fixé le terme de « mrumizi », ou bien c’est une proposition de son président… »

Mchangama

« J’ai bien écrit que « mrumizi » est ma traduction personnelle. Mon dernier message est un apport d’éléments pour faire  avancer le débat entre les spécialistes vers un choix définitif. Au delà du choix, je pense  que le débat est riche  et instructif pour nous autres  non linguistes. »

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