Des produits comoriens exposés à l’Unesco

La semaine africaine de l’Unesco s’est tenue du 21 au 25 mai au siège de cette organisation onusienne à Paris. Cet évènement annuel organisé par le groupe africain des Etats membres de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a pour objectif d’accroître la visibilité de l’Afrique à travers la mis en valeur de la diversité du patrimoine culturel et artistique du continent.  A l’instar des autres pays d’Afrique, des responsables associatifs et des jeunes entrepreneurs comoriens ont pris part aux différentes activités organisées à cette occasion. Nous sommes allés à la rencontre des exposants  des stands des îles de la lune (Juzur al Kamar). Ils ont accepté de nous parler de leurs parcours, de leurs produits. Nous vous livrons une première série de ces entretiens…

• Mchinda Sitti, jeune auto-entrepreneur spécialisée dans la perle de culture

« Aux Comores on investi beaucoup dans l’or, dans les bijoux »

Son  parcours… 

J’ai toujours travaillé dans la mode et le luxe. J’ai commencé à travailler à l’aéroport comme conseillère de vente. J’ai travaillé en tant que conseillère de vente dans une maison spécialisée dans le chocolat haute gamme et c’est à partir de là, en fait, par rapport  à la clientèle que je me suis beaucoup plus intéressée aux bijoux. Je  commence à avoir des affinités avec les clients. Je commence à poser plus de questions, où on achète la matière première, qu’est qu’une perle… ces clients là , parce que eux même ils ont des boutiques de bijoux, ils m’ont initié dans le business. De ma propre initiative j’ai pris des cours pour pouvoir apprendre à fabriquer, créer des colliers, comment faire le montage, qu’est ce qui différencie une perle à une autre ? Quels sont les différentes catégories de perles? Comme ça m’a plu, j’ai décidé de me lancer à 100%.

Ses produits…

Je me suis lancé dans la perle de culture depuis 5 ans. Je suis auto-entrepreneur depuis 2010. Je me suis intéressé à la perle de culture pour son aspect élégant et, en fait, la perle est indémodable. Elle reste toujours de nos jours très prisée par une certaine classe. Mon objectif c’est de redonner une image plus  jeune à la perle de culture c’est pourquoi on va retrouver des couleurs rosées, mauves, orangers, des petits pendentifs, des petits ensembles avec des pendentifs, des boucles d’oreilles, donc, en fait on retrouve un peu de tout et tout le monde peut porter. J’ai des colliers destinés à tous les âges. Et ce qui est bien chez moi c’est qu’on peut choisir la pierre qu’on veut. On peut avoir son bijou unique en fonction de la description du modèle qu’on a envie d’avoir pour soi même.

 

En quoi vos produits peuvent-ils intéressés les Comoriens ?

Quand ont regarde bien, les Comores on a le grand mariage (Anda), et il ne faut pas oublier que le bijou est très important dans le mariage. Pour la communauté comorienne on est toujours très habitué à porter de l’or. Pour moi  mon objectif c’est d’ouvrir ce marché là, permettre aux gens d’avoir des produits nobles comme la perle, les pierres pour justement aussi mettre en valeur l’or. Parce que, l’or met en valeur automatiquement les pierres et les pierres  aussi mettent en valeur l’or. Je pense  qu’une femme qui porte des perles est toujours élégante, bien présentée, on a envie de la ressembler, elle est limite inaccessible, je dirais. Et c’est vrai qu’aux Comores on investi beaucoup dans l’or, dans les bijoux, mais on n’est pas différentes des autres, hélas et si on a cette touche d’élégance en plus ça serait bien.

Une représentante d’USURI

 Nos clients cherchent des produits de soins de qualité supérieure tout en étant bio“.

Ses produits…

Nous exposons la gamme de soins Usuri qui est composée de quatre produits principalement, une huile de soins pour le corps, une autre pour les cheveux. Une huile de soins pour le visage et  l’huile essentielle pure d’ylang ylang, sachant que chaque produit contient de l’ylang ylang. Ce  sont des produits à base d’ylang ylang des Comores associés à d’autres huiles végétales comme le jojoba, le macadamia ou le sésame. Ce sont des produits naturels et Bio.

Leur marché et clientèle…

Nous vendons dans des magasins qui sont situés dans Paris. Des magasins spécialisés dans le Bio. Ce sont des clients qui sont des consommateurs assez avertis sur le marché Bio, sur les produits naturels qui cherchent des produits de soins de qualité supérieure tout en étant bio. Parce que la plupart des produits cosmétiques, même s’ils sont de très bonne qualité, peuvent être altérés par des composantes chimiques, nous n’avons qu’une composante chimique et c’est ce qui plait le plus au marché français.

Les impressions des visiteurs

Ils aiment beaucoup. Le fait que ça vient des Comores déjà. Les Comores ça fait rêver en tant que destination.  Ils sont charmés par le fait que ce soient  des produits qui viennent des Comores. Ils sont étonnés parce que certains ne connaissent pas l’Ylang ylang d’autres ne connaissent carrément pas les Comores. C’est toujours l’occasion pour eux de découvrir. Ils sont contents de ce qu’ils découvrent que ce soit sur notre stand ou sur les autres stands. Les consommateurs jusque là, ils apprécient des pays éloignés, considérés du tiers monde les Comores soient actifs et puissent se lancer dans l’entreprenariat.

FAISSOILI ABDOU

 

 

 

 

 

 

 

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