DIRECTION GENERALE DE LA SECURITE CIVILE. Rapport d’évaluation rapide sur la situation d’urgence à Bandra La Mahalé à Anjouan.

1. Contexte et phénoménologie

Le Gouvernement de l’Union des Comores a été alerté par l’autorité insulaire d’Anjouan, le lundi 31 mars, de l’apparition de fissures à plusieurs endroits dans le village de Bandra La Mahalé, dans le nord-est d’Anjouan sur la presqu’île de Djimlimé, ayant nécessité l’évacuation de la population locale, sous la supervision de l’autorité insulaire.

Suite à cette alerte, une mission constituée par des techniciens de la Direction Générale de la Sécurité Civile et des enseignants chercheurs de l’Université et du CNDRS, a été dépêchée sur place par le gouvernement de l’Union pour faire l’état des lieux, déterminer le mécanisme à l’origine du phénomène, afin d’éclairer les autorités.

Les observations effectuées sur le terrain ont permis de mettre en évidence l’apparition de fissures à différents endroits du village, avec des écarts d’environ 30 cm, et des affaissements d’environ 20 à 30 cm, allant par endroit jusqu’à 50 cm.

Plusieurs édifices ont été endommagées, avec un soulèvement de dalles et des mures fissurés, voir même ouverts.

Ces phénomènes exposent une partie du village à un risque d’affaissement ou d’un glissement de terrain susceptible de déstabiliser toute la zone.

Ils interviennent suite à une semaine de forte pluie, et d’environ un mois d’activité sismique qui expliquerait la déstabilisation du terrain, à l’origine de l’apparition de ces fissures.

Des nouvelles observations faites dans la journée du 02 avril, ont fait état d’une situation évoluant d’heure en heure, avec des risques d’affaissement de plus en plus élevés.

Outre ces événements ayant affecté l’île d’Anjouan, d’autres phénomènes similaires, liés à des aléas géophysiques et/ou hydrométéorologiques, tels que des remontées d’eaux océaniques, tempêtes tropicales, glissements de terrain… continuent d’affecter l’ensemble des îles de l’Union des Comores, nécessitant ainsi la mise en place de dispositifs de surveillance et de suivi, ainsi que le développement d’une expertise pour l’étude et l’analyse des différentes aléas affectant le territoire nationale, facteurs de résilience aux catastrophes naturelles…

Lire le rapport complet établi le 5 avril 2014 à MutsamuduRapport d’évaluation rapide

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