Huile de grignons d’olive douteuse (3)

IMG_20160723_114628Huile de grignons d’olive douteuse (3): Le producteur-exportateur HBS à 30380-St Christol les Alès France, voir nos précédents posts, a reconnu auprès de la FCC-France « avoir fait une erreur d’étiquette ». Le responsable a qualifié l’huile de grignons d’olive, comme « le plus bas de gamme dans toutes ses composantes ». HBS a déclaré vouloir dédommager son client et prendre les frais du rapatriement de la marchandise non vendue.

La FCC-F se réunit aujourd’hui pour voir la suite à donner en France à ce classique : dumping de produits non conformes, interdits de vente, ou invendables à la clientèle, dans les pays pauvres.

L’OMS-Moroni doit rencontrer les hauts responsables des ministères de l’agriculture et de la santé. Le Commissaire à la production de Ngazidja le Dr Said Omar a pris rendez-vous avec la FCC pour samedi 30/7.

Dans tous les cas une analyse doit être faite dans un laboratoire agréé.

Nous espérons que les services nationaux prendront cette affaire de sécurité sanitaire des aliments au sérieux. Il appartient au gouvernement, de faire bien comprendre à une population très touchée par les Maladies Non Transmissibles, et qui dépense des fortunes en soins médicaux à l’étranger pour des AVC, cancers, diabète, le principe de précaution et les bases de la bonne nutrition. Il faut conseiller à ceux qui ont stocké cette huile de ne pas la consommer. La plupart des commerçants coopèrent une fois qu’on leur explique les risques d’un produit. Ils l’ont fait quand il y a 3 ans la FCC, a par précaution demandé l’arrêt de la vente de la purée de tomate de contrefaçon fabriquée en chine à la demande de grands importateurs comoriens.Pendant que j’écris ce message, j’ai reçu la copie de la lettre de M. Jean Roméo, PDG de HBS, destinée au Dr Bakri Assoumani, membre du comité des experts de la FCC. Son nom figure fièrement sur l’étiquette. Nous la publierons demain. Pour que ce PDG qui se montrait très arrogant envers la presse française quand sa société a été déférée en justice par l’administration en 2014 ( voir le lien à l’article du Midi Libre dans le premier post) il faut que le souffle de notre mobilisation soit brûlant. Merci à Al Watwan, merci au comité de coordination de la FCCF, merci au Dr Bakri Assoumani, et aux militants de la FCC, qui battent fréquemment le pavé à Volovolo et ailleurs pour veiller aux intérêts du consommateur comorien. Ces intérêts se défendent dans les îles et à l’international.

Par Said Mchangama
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