Impacts socio-démographiques et environnementaux 2003-2028.

Nous publions l’étude des Impacts socio-demographiques et environnementaux 2003-2028. Comores – FNUAP (cliquer pour télécharger) faite  par le Fonds des Nations Unies pour la Population – UNFPA en anglais. Nous pensons qu’un tel travail mérite une bonne place parmi les manuels de référence des responsables sociaux, économiques, culturels  et politiques des Comores. Il doit aussi être bien connu de ceux qui préparent l’ (leur) avenir : les étudiants et les leaders des organisations de la jeunesse.
Dans notre pays, les études foisonnent, les rapports abondent, les plans d’action sectoriels pleuvent. Ils sont oubliés aussitôt l’expert international parti et/ou les 4×4 du projet X, mené plus ou moins à bien, vendus aux amis.
Les récentes intempéries ont donné le spectacle d’une majorité de “responsables”, pour la plupart cadres supérieurs des administrations, lançant des chiffres fantaisistes sur les populations des localités, sur les distances, sur les moyens disponibles, sur les besoins.  Dans mes anciennes fonctions de maire, je voyais fréquemment, des responsables locaux municipaux ou associatifs insister, de bonne foi, que les habitants de leur commune faisait le double du nombre recensé. Pour aussitôt se taire quand on leur demandait le nombre de patients du dispensaire, ou les élèves de l’école primaire.  Comme s’il n’y avait jamais eu ce sérieux recensement national en 2003 avec des projections jusqu’en 2025, qui tiennent la route. Comme si toutes les études coûteuses qui absorbent une grande partie de l’aide internationale n’existaient pas comme références.

Le débat public serait moins futile si les élites comoriennes donnaient la première preuve d’amour et de respect de leur pays : faire l’effort de connaître les données qui caractérisent la nation. Chiffre est un vilain mot, peu sexy, qui rappelle un peu trop l’apprentissage ardu de l’arithmétique. 

A quand, dans le lot quotidien d’ateliers et de séminaires, dont l’effet palpable est de servir de fonds de soutien aux restaurants des hotels (FSRH), le gouvernement  et les bailleurs de fonds puiseront le financement d’un séminaire annuel et de 3 insulaires pour la présentation et l’appropriation des chiffres de l’année écoulée ? Les  responsables administratifs, les opérateurs économiques et les responsables socioprofessionnels en sortiraient avec un recueil qui servirait, pour une année, de référence au dialogue argumenté, nécessaire entre les composantes actives de notre pays. C’est  une suggestion de la rédaction, avant qu’elle ne devienne une revendication de la FCC auprès des autorités et des bailleurs de fonds. Cliquer sur le lien en haut de l’article pour télécharger l’étude.
Au FNUAP nous disons :  bon travail.
Said Mchangama
P.S : Nous publierons des commentaires à l’étude du FNUAP à parti du lundi 21/5 à 22h

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