Les forces de l’ordre et les vendeurs de poissons font la course au marché de Volovolo

Les prix homologués  par le gouvernement de l’île de Ngazidja pour les produits alimentaires sont respectés sauf le poisson et la viande. L’intervention de l’ordre public  au marché de volovolo consiste à une course poursuite quotidienne contre les vendeurs de poisson.  Il vous faut pas moins de 2500fr au porte monnaie… et préparez- vous à la course pour un kilo de poisson.

Le  prix de poisson est toujours exorbitant même si la police ne cesse de déployer ses efforts pour faire respecter les prix légaux. Ainsi la police se voit dans l’obligation de faire une patrouille dans tous les marchés de Moroni pour faire respecter les prix. Les vendeurs refusent le prix homologué de 1500fr, à l’unanimité, ils ont fixé leur prix à 2500fr le kilo de poisson. D’où les interventions répétées des forces de l’ordre qui les dispersent quand ils refusent de vendre au prix homologué.

Le petit port de pêche de Moroni (Itsangadju) tout près  de la faculté Imamu chafioun et les recoins du quartier Hankunu sont devenus les points de vente où se retrouvent vendeurs et acheteurs désespérés et épuisés à force de courir. Dans les autres ports de pêche et les quartiers voisins, les  acheteurs frappent aux portes pour trouver les vendeurs qui se cachent avec leur marchandise.

Au mois de ramadan, le comorien consomme de préférence beaucoup plus de poisson mais cette année c’est plutôt du poisson sec (nfi ya manga) que la majorité consomme. Fatigué du porte à porte, et, sans grand moyen beaucoup achète du poisson sec à 2000fr le kilo.

A Mitsamiouli, le même phénomène se poursuit sauf que là bas la vente s’effectue au marché et la police n’intervient plus. Un kilo de poisson (pwere) vaut 2000fr et 3500fr à 4000fr pour le poisson vendu à la pièce.

Rifhat Mohamed El Maarouf

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