Les tarifs dans les hôpitaux :

L’hôpital public aux Comores est payant, personne ne conteste le fait que le patient doit participer à l’entretien, au renouvellement du matériel et à l’achat de nouveaux équipements indispensables pour la bonne prise en charge du malade.

Aussi, on comprend que les services de radiographie, de laboratoire, voir même des médicaments lorsqu’on est hospitalisé soient à la charge du patient. Cependant, les hôpitaux aux Comores  profitent de cette privatisation partielle pour faire payer aux patients des frais qui ne sont pas justifiés.  De telle sorte que le patient se demande la différence qu’il y a entre hôpitaux et « clinique privée ».

En effet, si on se refaire à un cas bien précis qui est celui d’un patient qui a une fracture au bras et qui a été pris en charge à l’Hôpital de Mitsamihouli, il y a des frais que le patient a du mal à comprendre. Pourquoi doit-il payer la pose du plâtre, un soin réalisé par un infirmier qui touche un salaire à la fin du mois pour ce travail ? Le poste « visite » doit en général englobé les actes réalisés au sein de l’hôpital, sauf les actes qui nécessitent l’usage d’un matériel spécifique comme, la radiographie, les analyses, …………………..

 

Désignation

Coût

Visite

2000

Radio

3000

Achat nécessaire pour un plâtre

3350

Frais pour la pose du plâtre

2500

Total

10850

 

Aujourd’hui les tarifs dans les hôpitaux sont opaques, il n’y a aucune visibilité qui permettrait au patient de savoir lorsqu’il est abusé ou pas. Il y a juste cette impression de plus en plus forte que l’hôpital public coûte autant que les « cliniques privées » !

Pourquoi le service public entretient –il une telle opacité dans leurs tarifications ? Pourquoi le patient ne peut-il pas savoir d’avance ce qu’il devrait payer dans nos hôpitaux ? Et à qui profite réellement ce brouillard ?

Ayouba Mmadi

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