Moroni devient le site de décharge des ordures

Persuadé qu’Itsundzu lui appartient, une partie de la région d’Oichili a fait une donation à la commune de Moroni pour aménager et installer un site de décharge pour les déchets de la commune. Sauf que ce terrain est réclamé par la  région d’Itsandra comme étant une partie de son territoire. Ici, la question divise. Il ya d’une part les partisans de l’aménagement de la décharge et ceux qui sont opposés.

Ceux qui sont contre,  avancent qu’il y a de quoi avoir peur et qu’ils doivent se méfier après ce qui s’est passé dans les précédentes  décharges respectivement de Seleya Bambao et d’Itsambuni à Moroni où les responsables de la commune de Moroni se contentaient de déverser les ordures sans se soucier de leur traitement.

Les autres avancent qu’il ne faut pas s’opposer  catégoriquement puisqu’il s’agit ici du bien de tout le monde et que cela touche au domaine plus sensible de la santé publique.

«  Les gens ne nous comprennent pas, ils pensent que c’est un refus catégorique sans raison valable et pourtant nous avons nos raisonnements », indiquent-ils.

La question de la gestion des ordures est un  problème qui préoccupe le monde entier, n’en parle plus un petit pays comme le notre.

Nombreux sont ceux qui appellent à des assises nationales pour élaborer un projet sur le traitement des déchets afin d’établir une législation qui doit comporter une vision politique, une politique de  financement, une communication convaincante et transparente de la part des autorités. Des études d’impact sur l’environnement doivent également s’effectuer préalablement avant l’exploitation du site.

« Si les conditions sont bien réunis il faudra étudier comment monter unité  de traitement des ordures. Avec tous  éléments palpables nous pouvons convaincre les autres que les ordures seront traités que nous n’avons rien à craindre », estiment-on du côté des partisans de l’aménagement du site.

Depuis hier les montagnes d’ordures qui  trainaient à Moroni sont ramassées et confiner  containers placés  sur le site de l’ancien aéroport désaffecté  de Moroni en attendant une solution. 

 

Rifhat Mohamed

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