Pasco I : les acteurs dressent un bilan satisfaisant

Le Projet d’Appui au Secteur de la Santé en  Union des Comores (Pasco) est  financé par l’Agence Française de Développement (Afd). L’objectif est de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population comorienne, en particulier de la santé maternelle et néonatale. Il est financé à hauteur de 10 millions d’euros pour sa première phase de 2007 à 2014. La Fédération Comorienne des Consommateurs (Fcc) a approché les responsables de ce projet pour  faire un bilan de ses réalisations et savoir si les objectifs du projet ont été atteints.  

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Beaucoup de réalisations inscrites mais méconnues. Tel est le bilan de la première phase du Pasco. Des réhabilitations, reconstructions et équipements de centres de santé, des formations du personnel de santé, des appuis au ministère de la santé pour la mise en œuvre de la politique nationale de développement sanitaire et amélioration de l’accessibilité financière aux soins,  figurent parmi les activités du projet.

«Nous avons effectué de nombreux projets dans le cadre du Pasco I mais le projet a manqué de visibilité, de communication, ce qui fait que la population n’est pas suffisamment informée de nos réalisations», reconnait Ania Mohamed Issa, chef du projet au sein du Pasco.  Bicarima Ali, chargée de projets à l’Afd, a indiqué pour sa part  que  Pasco I n’est pas beaucoup intervenu au niveau de l’ile de la Grande Comore dans le volet « réalisation/réhabilitation et équipement de centre de santé ». Elle a insisté sur le fait que  «le Pasco est intervenu dans les formations du personnel de santé et a appuyé le ministère de la santé dans la mise en œuvre de certaines politiques de santé, surtout pour le financement du système de santé et que ces actions ne sont pas bien visibles pour la population».

Le Pasco I a en effet construit, réhabilité et équipé un bloc opératoire ou des bâtiments administratifs dans les centres de santé  au niveau des trois îles. Le projet a pu aussi former 58 majors, 11 aides anesthésistes, 3 agents de santé publique et  13 cadres de l’administration. «Le financement basé sur la performance est l’une des activités phares du projet. Il permet une accessibilité financière des patients avec une bonne qualité des soins», a affirmé Ania Mohamed Issa.

Le vice-président en charge des Finances, lors de la signature de la convention du deuxième Programme Pasco II, en mai 2013 a précisé que  si aujourd’hui l’Afd poursuit ce projet c’est parce que «les résultats du Pasco I sont plus que probants». Un avis partagé par l’ambassadeur de France aux Comores, Philippe Lacoste, qui a insisté sur le fait qu’il est vrai que les résultats sont positifs mais que «ce n’est pas encore suffisant ». Même son de cloche pour Bicarima Ali «nous sommes satisfait du résultat de la première phase de Pasco. Nous avons décaissé pratiquement 100% du montant alloué. Le fonds a été utilisé dans le strict respect des conditions de l’accord »

La phase II du Pasco commencera concrètement à partir de juin prochain avec un financement de 8 millions d’euros pour quatre ans. Contrairement au Pasco I, qui avait concentré essentiellement ses activités à  Anjouan et à Mohéli, cette deuxième subvention intégrera l’île de Ngazidja.  A noter que le Pasco II axera ses priorités sur la santé de la reproduction, la planification familiale et la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. «Outres les nouveautés,  dans cette deuxième phase, nous continuerons  de valoriser les acquis du Pasco I», a fait savoir Ania Mohamed Issa.

 

Josy Aicha

Chargée de communication de la FCC

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