Quelques conseils d’alimentation pour le mois de ramadan

C’est un sujet vaste et complexe. Le chantier de l’alimentation et de la nutrition aux Comores est profond, très profond. Mais il n’y a pas qu’au pays où se posent des problèmes dans ce domaine. J’ai mené des conférences en France pour notre communauté (prévention santé par la nutrition). Disons qu’en dehors d’une meilleure disponibilité monétaire, le constat est le même : les AVC (accidents vasculaires cérébraux), les attaques cardio-vasculaires, le diabète de type 2 et l’obésité (chez la femme) sont le nouveau signe de ralliement style mustaarab, ici et là-bas! Je sais que tous les goûts sont dans la nature, mais retenons une chose : en 30 ans, nous avons régressé sur le plan alimentaire en rejoignant le Grand Club de la malbouffe qui s’accompagne d’une cohorte de maladies et d’une baisse de l’espérance de vie.

En conclusion :

Sachez que pour ce mois du Ramadan en particulier, les meilleures nourritures sont nos plats traditionnels car ils ont une densité énergétique élevée (autrement dit des petites réserves énergétiques sans égal) et surtout, ils ont une charge glycémique basse (en langage terrien, cela veut dire que l’énergie est libérée progressivement pour nous amener à bon port).

Un conseil : un bon bol de « wubu wa ntsanbu » au tsahu n’a pas d’égal pour vous stimuler et vous faire tenir la distance au bon rythme. Vous ne me croyez pas? Demandez à notre seul médaillé d’or aux JOI des Seychelles (et champion comorien du semi-marathon) : 800m : 1. Athoomane Djamchi (Com) 1’53’’10, 2. Christopher Collin (Mau) 1’53’’33, 3. Alain Randriamaromanana (Mad) 1’53’’39, 6. Ivan Moïse (Sey) 1’57’’76, 8. Keddy Moustache (Sey) 2’02’’49

J’allais oublier : ce que nous pouvons faire en sport au minimum c’est une petite marche après l’iftar. Si, si, essayez et vous verrez!

Bakri

 

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