Charte comité d’experts

MANIFESTE DU COMITE D’EXPERT DE LA FEDERATION COMORIENNE DES CONSOMMATEURS (FCC)

 

Préambule

Les Comores sont classées Etat fragile.

Les missions de service public, d’éducation et de formation, de santé, d’énergie, d’habitat, d’environnement, de justice, de police et de sureté sont défaillantes.

Les activités productives d’agriculture, de pêche, d’industrie, d’artisanat et de tourisme sont insuffisamment soutenues.

L’émergence des particularismes villageois, de l’esprit régionaliste et l’émiettement de la nation constituent une menace pour la concorde des populations des îles

La justice, rendue par un appareil judiciaire dépourvu des moyens adéquats, est devenue un privilège inaccessible pour la majorité de la population comorienne.

L’insuffisance de contrôle des produits importés et l’inefficience des services sanitaires et phytosanitaires posent un problème récurent de santé publique.

L’iniquité dans le commerce, la pratique des prix sauvages, la faillite des services de contrôle de prix et de répression des abus, ainsi que l’absence d’un organisme de la concurrence contribuent fortement à l’inflation, à la vie chère et à la baisse du pouvoir d’achat des comoriens.

L’absence d’une véritable politique nationale en matière de santé et en matière d’éducation favorise la prolifération des cabinets médicaux et des écoles privées, ainsi que la détérioration de la qualité des soins et de l’enseignement.

Tous les secteurs d’activités et de développement, tous les corps de métiers font fi des normes et des réglementations standard censées régir les activités pour la protection des consommateurs.

La pauvreté et la croissance démographique non maitrisée engendrent la déforestation avec ses conséquences directes sur le cycle et la disponibilité de l’eau et des effets sur le climat. L’urbanisation illégale et anarchique du littoral, la surexploitation de ses ressources, son usage comme dépotoir, couplées avec la disparition accélérée de la forêt, bouleversent l’équilibre naturel, nous privent de gisements de richesses renouvelables, de lieux de loisirs, et d’espaces préservés pour un avenir maîtrisé.

Les carcasses de véhicules et la saleté du paysage urbain jonché de détritus défigurent les artères de nos villes et posent un véritable problème environnemental.

Après 35 ans d’indépendance, quel chemin avons-nous fait, combien de places prenons-nous d’année en année dans les classements des pays sur le développement économique, l’éducation, la santé, la transparence, la lutte contre la corruption, l’accès à l’internet … ? Que produisons-nous pour en vivre, vendre et être moins dépendant de la mendicité internationale ? Comment nous situons-nous par rapport aux Maldives, aux Seychelles, à la Grenade, à Zanzibar, au Mozambique, au Cap-Vert, à Maurice, à Saint Vincent, au Burkina, à la Tanzanie ….?

La responsabilité de l’élite intellectuelle comorienne est engagée dans cet état désastreux dans lequel le pays est plongé.

La pratique des organismes internationaux qui consiste à imposer des modèles de développement en net décalage avec les réalités nationales n’améliore pas la situation.

Pour les raisons ci-dessus et pour d’autres, il est convenu ce qui suit :

ARTICLEI– Dispositions générales

Il est crée au sein de la Fédération Comorienne des Consommateurs, et conformément à ses statuts, un Comité d’Experts. (a demander l’avis du président pour la forme)

ARTICLE II– Missions du Comité d’Experts

Le Comité d’experts de la FCC regroupe des spécialistes et techniciens de hauts niveau, des personnes ressources de la diaspora, des gens d’expérience et des hauts responsables de la fédération dans le but de jouer un rôle actif dans la formulation et la mise en application des réflexions devant contribuer à l’amélioration de la vie quotidienne des comoriens.

Le Comité d’experts peut intervenir dans la fixation du programme de travail de la FCC dans ses divers domaines d’intervention et permet des échanges de vues sur les questions qui se rapportent à la vie et au bien être des comoriens.

La mise en place de ce Comité est une nécessité :

  • pour constituer un potentiel de réflexions, de sensibilisation, de lobbying et de mobilisation au service de la FCC, basé sur des convictions citoyennes solidement charpentées par un savoir professionnel et une expérience de terrain, capable d’interagir avec l’Etat, les intervenants extérieurs , la sphère marchande, le secteur privé, le monde universitaire, la société civile etc…… ;
  • pour que la FCC dispose d’une capacité alternative de propositions et de réalisations, et se donne les moyens de suivre, le cas échéant, de tester et auditer l’exécution des engagements nationaux et internationaux des autorités publiques. Cette vigilance s’exercera principalement sur la transparence de la vie publique, le développement économique, le respect de l’environnement, l’égalité des genres, le développement durable, l’éducation, la santé et la justice, l’accès aux nouvelles technologies etc…. ;
  • pour promouvoir une démarche normative et de respect des règlements dans les secteurs et métiers au profit du consommateur pour la compétitivité et l’intégration de nos produits et services dans l’économie mondiale. Le Comité plaidera, auprès des autorités publiques et des parties concernée, pour la recherche du soutien de l’ONUDI pour une adhésion à l’ISO. Il militera pour l’application des règlements et l’adoption de normes et labels (internationaux, régionaux ou nationaux suivant le cas) prioritairement dans l’agriculture et la pêche, l’artisanat, le bâtiment, l’éducation, la santé, le tourisme et les transports.
  • Pour qu’il existe un relais comorien efficace, capable de faire des réflexions et des propositions entrant dans la poursuite des objectifs de mobilisation internationale pour le mieux être de la planète, sa paix et sa sécurité.

ARTICLE IIIAdmission des membres

Peuvent être membres du Comité, des spécialistes et techniciens nationaux ou étrangers membres de la FCC et se prévalent d’une formation de haut niveau toutes disciplines confondues, des personnes ressources de la diaspora ainsi que des personnes d’expériences. Toute nouvelle demande d’admission est soumise à un parrainage d’au moins un membre du comité. La demande d’admission doit être agréée par le Comité qui statue, lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d’admissions présentées.

ARTICLE IV- Organisation

Le comité est administré par un président, élu par l’ensemble des membres  pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Le président choisit un Secrétariat composé d’au moins trois experts pour l’assister dans ses fonctions pendant toute la durée de son mandat.

En cas de vacance de la Présidence, pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif, un nouveau président est élu dans un délai n’excédent pas 90 jours. L’intérim est assuré par le secrétariat, lequel est chargé d’organiser les élections. Si l’empêchement du président intervient un an avant la fin de son mandat, le secrétariat assure la présidence jusqu’à la fin de la mandature.

La publication des travaux du comité ou des ses membres est soumise à une commission de validation désignée par le Président sur avis du secrétariat.

Les travaux spécifiques du Comité d’experts sont effectués par plusieurs Groupes subsidiaires d’experts dans leurs domaines de compétence respectifs :

  • Transparence/Bonne gouvernance /Accès à la Justice
  • Agronomie, Pêche, environnement, responsable Dr Hamza Abdou Azali
  • Santé
  • Technologies, Normalisation/ labels, responsable Dr Alhabib Omar
  • Enseignement, Education et Formation, responsable Nourdine Bourhane
  • Economie/finance, responsable MmeTahamida
  • Développement durable, responsable Darday
  • Alimentation/Nutrition, responsable Ahmed Mohamed
  • Promotion du genre, Responsable Nathra
  • NTIC, Responsable Karim

D’autres groupes subsidiaires peuvent être ultérieurement crées en cas de besoin.

Les travaux du Comité d’experts sont assurés par les membres, mais il peut y avoir de nombreuses consultations avec les autorités gouvernementales, les représentants des milieux d’affaires, les organisations professionnelles, ainsi que des activités de coopération avec d’autres organisations internationales et régionales.

 

Fait à Moroni le 26 Août 2012…

 

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