Réunion de concertation avec les professionnels pour le Front de Lutte Contre l’Abus d’Antibiotiques

ConféRéunion de concertation avec les professionnels

« Il ne s’agit pas de condamner mais de prévenir »
Saïd Mchangama
Journée Internationale des Droits de Consommateurs a été célébrée le 15 mars par la Fédération Comorienne des Consommateurs (FCC). Cette année le thème choisi est « les antibiotiques dans l’alimentation ». La FCC et la Faculté des Sciences et Techniques (FST) ont formé un Front de lutte contre l’abus d’antibiotiques.
Le samedi 19 mars a eu lieux au CASM-Moroni-Mtsangani, une réunion de concertation avec les professionnels : la Douane, l’INRAPE, le secteur de sante, le service phytosanitaire de l’île de Ngazidja, le service de contrôle qualité, les agents de santé communautaires, Ont pris part,
Le Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins
Le Dr Msa Mliva de l’OMS
Le Dr Mbaye Toyb de l’ASCOBEF
Le Chef du Département de Science de la vie de la FST-UDC Dr Soule Hamidou
Le Chef de la Brigade Surveillance portuaire, M. M’souri
Abdoulkarim Ibrahima de l’INRAPE
L’Inspecteur sanitaire Adjoint Ahmed Hassane
Beaucoup de questions ont été posées. Comment mettre à l’abri le consommateur comorien face aux dangers liés à la présence de résidus d’antibiotiques dans les aliments? Car aujourd’hui les consommateurs sont inquiets face à la situation.
Que pouvons-nous faire actuellement ? A posé la question le Président de la FCC.

Le président de la FCC a ouvert la réunion en remerciant les participants et en introduisant l’objet « les antibiotiques dans l’alimentation ».
Pour lui le danger des pays pauvres comme les Comores est que nous n’avons pas des laboratoires pour analyser les produits carnés importées. La responsabilité de la FCC est de « tirer la sonnette d’alarme ».
Le Représentant de l’OMS, le Dr Msa Mliva, a remercié la FCC de l’initiative, il a souligné qu’il y a interaction entre la santé humaine et animale est inévitable. Aujourd’hui les hommes et les animaux sont en danger face à la résistance des bactéries aux antibiotiques.
« Nous sommes tous responsables. Chacun doit contribuer à la protection du le consommateur comorien. Aujourd’hui, nous ne sommes pas protégés contre les maladies émergentes » a-t-il déclaré.
Pour Dr Mbaye Toyb de l’ASCOBEF, de la Resistance des bactéries aux antibiotiques, obligent les médecins à « une escalade des antibiotiques ». Tel est le cas aujourd’hui du Bacille de koch. Le résultat engendré de ce mélange d’antibiotiques, est qu’on devient multi résistant. « La résistance des bactéries aux antibiotiques fait partie des grandes menaces actuelles» a-t-il affirmé.
Pour arriver à un contrôle de la menace le Dr Mbaye Toyb propose d’abord de :
– faire un état de lieux pour définir la menace réelle et savoir quels sont les moyens que nous avons actuellement.
– Créer une institution chargée de la sécurité sanitaire des aliments.
– Développer les moyens des laboratoires et avoir un laboratoire de santé publique.
Le Président du Conseil de l’Ordre National des Médecin, le Gynécologue Mmadi Ibouroihima, il faut des preuves concrètes liées à la résistance des bactéries aux antibiotiques pour présenter aux autorités compétentes. « Il faut donc des moyens pour réaliser des recherches et connaitre le problème en matière de d’antibiorésistance »
Pour Ahmed M’souri Chef de la Brigade de Surveillance Portuaire (BSP), la Douane ne manque pas de données. Ils ont les certificats de tous les importateurs et exportateurs. Cependant la BSP n’a pas de responsabilité directe en ce qui concerne le contrôle de la qualité des aliments.
Abdoulkarim Ibrahim de l’Institut Nationale de Recherche pour l’Agriculture la Pêche et l’Environnement, INRAPE a en effet les certifications d’importations fournis par la Douane, cependant « on n’arrive pas à faire leur analyse des aliments pour manque de réactifs ». En ce qui concerne les résidus d’antibiotiques dans les aliments, il a déclaré que « il n’ya pas de normes à suivre pour contrôler la quantité d’antibiotiques dans les aliments aux Comores »
Pour le Dr Soule Hamidou Chef du Département de Science de la vie, FST-UDC, la FST a les ressources humaines, des chercheurs, doctorants et étudiants qui permettraient de mener les enquêtes pour faire l’état des lieux. Mais aujourd’hui pour manque de moyens elle n’arrive pas à mener ses recherches.
A la fin de la réunion, des propositions ont été faites :
– Ces services présentes doivent se concert er pour faire un état de lieux des moyens techniques qu’ils ont contre la résistance des bactéries aux antibiotiques.
– échanger les données qui leur permettront de mieux travailler ensemble.
– faire un état de lieu sur le problème lié à la résistance des bactéries aux antibiotiques.

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Par Hayatte Abdou
Chargée de Communication
Fédération Comorienne des Consommateurs

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