Sauver la banane comorienne, chacun de nous peut y contribuer

Banane1« En ces temps où -et pas que sur Facebook- l’observateur étranger croit que la seule industrie du pays, les seuls éléments nourriciers des Comores, l’unique occupation sociale, sont la politique, Mlle Hachimia Said Hassan Maoulana, soulève dans le forum de la FCC, un de nos grands drames : la baisse de la production vivrière, particulièrement la disparition des variétés comoriennes de bananes. Elle donne une recette qui permet à chacun en attendant le Grand Elu, de contribuer à son niveau, à maintenir nos ikame, paka, isukari, djahavulwa, irumbe… » Said MCHANGAMA

« Augmenter la production des bananes »

La culture des bananiers reste la culture vivrière la plus importante du pays. Suit juste après le manioc, l’igname et le taro. Or des espèces (de bananes) sont en voie de disparition, on en trouve rarement sur les marchés. Par exemple : « djahavulwa, yisukari, paka.. »

Une des méthodes visant à y remédier est la technique dite de macro-propagation. C’est une technique qui permet de régénérer les rejets de bananes à partir d’une plante mère saine dans un temps réduit. Elle permet également de multiplier rapidement des plantules pour remplacer par exemple les bananiers d’un champ infecté de maladies.

Relativement simple, la macro propagation est moins onéreuse, peut se faire au champ ou dans un hangar et est accessible à tout le monde.

Comment procéder ?

–          Construire une chambre d’ 1.5 m de large, 5.0 de long et 1 m de hauteur

–          La couvrir complètement à l’aide d’un plastique transparent et solide

–          La remplir de la sciure (fine) qui sera chauffée au préalable à la vapeur pour éliminer les parasites.

–          Choisir des rejets de bananes sains :

les parer, les traiter à l’eau chaude (ou un mélange insecticide/fongicide), les peler pour exposer les bourgeons qui donneront par la suite chacun, une plantule.

–          Planter les cormes et arroser la sciure.

–          après un mois on a des plants qui commencent à pousser.

Quand un début d’enracinement des plantules est observé, on peut donc couper les plantules (avec les racines). Soit on les met dans des pots et on les placera dans une ombrière le temps qu’elles se développent, soit on les transfère directement au champ.

Ainsi pendant 4 mois, une corme (une seule) peut donner jusqu’à 15 plantules.

Une telle technique pourrait réduire la dépendance de l’extérieur en semence, augmenter la culture des bananes, conserver les espèces locales.

Donc à vos gants, couteaux, plantez !

banane 2 Banane 3

Par Hachimia Maoulana,

Membre de la commission nutrition

et Sécurité Sanitaire des aliments de la FCC

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